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Expo

Maurice Frey

CCL Expo jusqu’au 09.10.2022 Entrée libre

Maurice Frey

«Jalousies»

Maurice Frey, né à Saint-Martin (NE), a séjourné plusieurs années en France et en Italie pour revenir vivre et travailler à La Chaux-de-Fonds. Ces ailleurs ont bien sûr façonné son œuvre mais son regard de peintre est resté tourné vers l’intérieur, plongé dans l’exploration des émotions qui peuplent le huis clos, son thème de prédilection.

Face à la toile, il se laisse guider par les couleurs, les mouvements qui s’imposent. Parfois, des objets familiers viennent dialoguer avec lui, mais surtout des corps sans visage, souvent féminins, solitaires ou accompagnés d’un partenaire. L’expression de ce lieu privé n’a rien d’étouffant car une fenêtre est presque toujours présente. La lumière extérieure entre, drapée d’un voile, et tamise la clarté intérieure; elle théâtralise l’espace qui devient la scène d’un face-à-face, point central de la toile, comme cadré et pris dans le champ de vision extérieur de l’ensemble de cette ouverture. De cette opposition du dehors et du dedans, le spectateur perçoit l’image de l’être face au monde, pris dans un double regard entre intériorité et extériorité.

La peinture de Maurice Frey n’a pourtant rien d’une construction intellectuelle; reflet de son univers sensible, elle est spontanée, animale, vivante, faite de corrections répétées, sur un mode expressionniste. Elle parle du désir, du discours amoureux, de l’attraction des êtres qui s’affrontent, clos dans l’espace que l’artiste leur a construit. Et nous, nous serons là secrètement à les observer entre les interstices des jalousies, le temps de cette très belle exposition!

Danse

«Je viens de partir»

sa 15.10.2022 17h30 et 20h30 CCL Fr. 25.– / 18.– /12.–

«Je viens de partir»

Par la Cie ChamploO

Sous son titre énigmatique, c’est la rencontre (ou la non-rencontre) qui est le thème du spectacle proposé par la compagnie biennoise ChamploO. Il se joue dans la rue, dans un parc, un musée, une cour d’école, une cantine, un hall d’immeuble, un supermarché, une gare… dans tous les espaces où la rencontre est inévitable.

Un genre de chercheur-bruiteur-expérimentateur nous livre sur scène deux véritables corps, qui seront les sujets de ses expériences farfelues et maladroites. Comment faire se rencontrer ces corps? Comment faire pour qu’ils se comprennent, s’acceptent? Comment les rendre «humains»? Ont-ils des émotions, et comment s’expriment-elles?

Autour d’un banc, lieu de rencontre par excellence, mais qui se transforme et joue avec les danseurs, notre scientifique propulse ses deux cobayes dans les virevoltes de la vie, de ses joies et de ses peurs. Sans mots mais avec mille bruits, la femme et l’homme s’approchent et se manquent, se heurtent et s’échappent encore, parvenant parfois, contre toute attente, à une synchronisation parfaite! Le démiurge-musicien découvre avec stupeur que ses tentatives improbables fonctionnent, presque malgré lui!

On ne sait finalement ni comment ni pourquoi une vraie rencontre peut avoir lieu, mais l’art de la danse rend palpable la magie des sentiments et des émotions qui nous traversent toutes et tous!

Rafael Smadja et Branca Scheidegger
Chorégraphie et interprétation

Dion Sumi dit Funkaztek
Composition musicale et musique live

Marjolaine Minot
Mise en scène

Stéphane Fortin
Œil complice

Mélie Gauthier
Costumes

Rafael Smadja
Scénographie

www.ciechamploo.com

Ce spectacle est présenté dans le cadre de la saison éviDanse 22-23

Folk-pop

Meimuna

je 27.10.2022 Portes & bar: 19h30 Concert: 20h00 CCL Fr. 10.– (prix unique)

Meimuna

jeudreLIVE

Meimuna est le nom d’une cigale chinoise qui peut passer jusqu’à vingt-cinq ans sous terre à l’état de larve avant de sortir au grand jour et de mourir en une journée. Mais Meimuna, c’est aussi le nom de scène de Cyrielle Formaz, compositrice et auteure valaisanne ô combien talentueuse.

Entrée à 7 ans au Conservatoire pour y apprendre la guitare classique et le langage musical, elle entreprend ensuite des études en histoire de l’art et en cinéma. En 2015, elle a participé au stage de la Médaille d’Or. En 2017, elle lance son projet solo. Meimuna est aussi le nom du premier morceau qu’elle produit alors dans sa chambre.

C’est un monde à fleur de peau, presque fragile, dans lequel Meimuna nous bercera de sa voix pure et éthérée. Entre folk et pop expérimentale, cette poésie de l’intime, magnifiée par un dialogue entre guitare classique et électrique, nous plongera dans un doux rêve où malgré la mélancolie parfois poignante, l’écoute et ses airs de voyage initiatique laissent toujours entrevoir des destinations où la lumière triomphe.

Cyrielle Formaz
Voix, guitare

Claire Moreau
Guitare, backing vocals

www.meimuna.ch

 

Expo

Pascal Bourquin

Vernissage ve 04.11.2022, 19h15 CCL Expo jusqu’au 11.12.2022 Entrée libre

Pascal Bourquin

«Temps immobiles»

Les machines de l’usine Langel de Courtelary se sont arrêtées en 1997, après avoir résonné dans ses murs durant quatre-vingts ans. Depuis, le temps y est resté suspendu, immobile, comme le dit le titre de cette exposition qui offre deux regards, celui d’un peintre, Pascal Bourquin, et celui d’un photographe, Sandro Marcacci, sur ce lieu chargé d’histoire(s).

Le peintre Pascal Bourquin vit et travaille à La Chaux-de-Fonds. Il est un habitué du CCL pour y avoir déjà exposé, mais aussi parce que sa silhouette d’homme en noir est familière lors de toutes nos expos d’arts plastiques. Amoureux de la nature – son sujet de prédilection – il aborde aussi, depuis son expo de 2009, le monde de l’industrie horlogère de sa région. En grands ou petits formats, il est fidèle au carré. Son travail part de la photographie, dans laquelle il capte «l’instant parfait», la lumière, l’angle de vue qui lui parle, que ce soit dans la Combe-Grède, à Venise, dans un atelier, pour la restituer sur ses toiles. Quelle que soit la technique utilisée – huile, fusain, crayons de couleur, pastels – ses œuvres intenses et vivantes captivent par leur réalisme, mais dégagent aussi calme, sérénité, et invitent à la contemplation.

Sandro Marcacci est photographe, mais aussi professeur de français et de philosophie. La série qu’il présente dans la partie de l’exposition dévolue à l’usine Langel trouve son origine dans l’écriture de «Silences», une œuvre plurielle qui allie texte, photographie et présence scénique. Pour cette exposition, l’auteur a toutefois désiré parcourir une fois encore les travées de l’usine, pour y quêter d’autres regards. Ainsi, comme en contrepoint des toiles de Pascal Bourquin, de nouvelles images se mêlent aux échos du premier travail. L’usine Langel a permis à ces deux artistes de se rencontrer, et il est devenu évident pour eux d’en faire le sujet de cette belle et riche collaboration.

Pop rock slam

Lamétéo

je 10.11.2022 Portes & bar: 19h30 Concert: 20h00 CCL Fr. 10.– (prix unique)

Lamétéo

jeudreLIVE

Lamétéo, ça se lit comme ça se dit. C’est inconstant, temporaire et invisible. Aussi schizophrène qu’un ciel islandais, ça vous propose des chansons non linéaires qui racontent en mots et en sons ce qui s’entend avec les yeux.

Cette météo, le CCL l’a éprouvée et il en est resté un goût de reviens-y. Invité cette année à rejoindre le jury de la Médaille d’or de la chanson, il a décerné son prix à «Lamétéo» parce que leurs mots et leurs notes sont bouillonnants, grondants et percutants comme un ciel d’orage. On y ressent l’urgence de dire, de questionner, de partager...

Camille Mermet, accompagnée jusqu’à ce printemps par le musicien Félicien Donzé, poursuit sa tournée avec le guitariste Stéphane Blok. Camille slame et nous emporte dans une course à raconter, se raconter, nous raconter. Elle sème des pensées, des images qui dessinent des scènes intimes. Elles se succèdent dans notre esprit captif de cette narration haletante.

Camille Mermet
Textes, composition, contrebasse et chant

Stéphane Blok
Guitare et chant

Exposition collective 2023

On s’intéresse à vos créations multiples!

Terroir jurassien

r’djÂse!

di 20.11.2022 17h30 CCL Fr. 25.– / 18.– / 12.–

r’djÂse!

Un hommage façon Jura

Seize choristes, quatre musiciennes et musiciens emblématiques des cantons du Jura et de Berne, un cor des Alpes… quelle promesse alléchante!

Avec r’djÂse!, Jacques Bouduban nous propose une relecture scénique du patrimoine jurassien patoisant: de vieilles chansons traditionnelles qui ont les pieds sur terre et disent des vérités qui parlent aux cœurs, entre culture de proximité, humanité et mondialisation. Ce jeu de racines se déroule dans un souffle contemporain intrépide, un chœur à la grecque emmené par des grooves de laboureurs, des polyrythmies noires et des incantations balkaniques.

r’djÂse! est un mille-feuille composé de couches linguistiques millénaires gallo-celtico-romano-germaniques, de paysans anonymes qui inventent des chansons, de passionnés qui les récoltent… On y chante les liesses et les tristesses, pour exprimer la mort d’un père, de l’homme et de sa terre; pour dire que rien ne se perd, ou pour partager les émotions d’un enfant fasciné dans les foules de la fête d’un peuple. Un hommage avec juste ce qu’il faut d’irrévérence. 

Colette Petit
Cor des Alpes

Lucien Dubuis
Clarinette contrebasse

Adi Blum
Accordéon et accordina

Kristina Fuchs
Hang et voix

Jacques Bouduban Violoncelle Marcel Bieri, Pierre-André Boegli, Camille Bouduban, Claire Bouduban, Claire Burger, Denis Frund, Sylviane Frund, Max Goetschmann, Alice Kauffmann, Virginie Kauffmann, Félix Légeret, Gui Lobo, Inès Marthaler, Chloé Meier, Judith Pellegrini, Véronique Torriani
Chœur

www.djase.ch

Une coproduction du fOrum culture

Théâtre amateur

Théâtre Sans Gage

sa 26.11.2022, 20h30 di 27.11.2022, 17h30 CCL Fr. 20.– / 15.– / 10.–

Théâtre Sans Gage

«Les Bâtisseurs d’Empire ou le Schmürz»

Ce texte de Boris Vian raconte la fuite ascensionnelle absurde et tragicomique d’une famille bourgeoise. Chassés régulièrement à l’étage supérieur de leur immeuble par un bruit mystérieux, le père, la mère, leur fille adolescente et leur bonne voient leurs espaces, leurs possessions, leur liberté et leurs souvenirs peu à peu disparaître à chaque nouveau palier.

Seule Zénobie, l’adolescente, se pose des questions et ne comprend pas l’apparente inéluctabilité de cette fuite et de ces pertes, pas plus que l’acceptation passive, fataliste et hypocrite de ses parents. Un personnage indéfini, le Schmürz, les suit (ou les précède…) à chaque déménagement. Tas informe souffreteux enveloppé de bandages, il est la cible de maltraitances diverses tout au long de la pièce. Presque à chaque réplique d’un personnage, à l’exception de Zénobie, le Schmürz reçoit de violents coups de pied, de poing, de barre de fer, et de tout ce qui se trouve à portée de main. Souffre-douleur, bouc émissaire, déversoir à haine, alibi, décharge à frustrations ou à illusions perdues? Vian ne donne pas les clés de la pièce et chacun y verra ce qu’il voudra, mais il y a un choix multiple de sens possibles!

Le Théâtre Sans Gage, troupe de Saignelégier, livre ici un superbe spectacle amateur d’une excellente qualité. Mise en scène, costumes, décor, interprétation, musique, ma­quillage: tout est à saluer et à apprécier sans retenue. mc

André Schaffter
Mise en scène

Christiane Beucler, Catherine Friche, Céline Guerne, Patrick Humair, Yves-Anne Queloz, Jayane Wermeille
Jeu

Claude Rossel
Création musicale

Julien Froidevaux
Création lumières et technique

Branch Worsham
Chorégraphie Schmürz

Dominique Joliat
Création costumes

Maryline et Rémy Grimm
Création coiffures et maquillages

Alain Stocker
Création décors

Théâtre

«Idols»

ve 09.12.2022 20h30 CCL Fr. 25.– / 18.– / 12.–

«Idols»

La Compagnie des Autres

Ils sont deux et partagent un rêve: être des stars sous le feu des projecteurs, adorés des foules, applaudis… Le jour, ils ont des vies ordinaires; la nuit, ils empoignent le micro et s’improvisent artistes dans l’intimité de leurs quatre murs. Dans leur imaginaire, ils les perçoivent, les paillettes et les fans en délire… Un jour, ils décident de faire le pas, louent une salle de spectacle et engagent un musicien. Oui, ils seront des stars adulées et existeront «vraiment», enfin!

Seulement voilà, le passage du fantasme à la réalité ne s’avère pas si simple que cela. Sur scène, rien ne se passe comme prévu. Pas si facile à atteindre, la reconnaissance souhaitée… «Idols» est un spectacle-concert qui décrypte cette quête de sens à travers deux espaces-temps: le présent du concert où l’on découvre une façade qui se craquelle doucement, et l’intériorité des personnages, comme des bulles dans le spectacle, où les pensées s’expriment au travers de textes de Falk Richter. Comme liant entre ces deux pans: la musique, pour sublimer les émotions que l’on ne peut traduire avec des mots.

Avec ce nouveau projet, Clémence Mermet poursuit son travail autour de l’individu: ce qui le définit, ses faiblesses, ses failles, ce qui le rend unique. L’humain dans sa parfaite imperfection. Une recherche autour de la place que l’on cherche à prendre. Le tout dans une esthétique kitch et trash, accompagnée de beaucoup de musique! pad

Clémence Mermet
Mise en scène, conception

Sandro de Feo, Timothée Giddey, Clémence Mermet
Jeu

Timothée Giddey
Musique

Léon Jodry
Lumières

Coraline Pauchard
Assistanat et costumes

Camille Mermet
Regard extérieur

Faustine Moret
Chorégraphies

Lucas Schlaepfer, Clémence Mermet, Giulia Belet, Louis Schneider
Scénographie

À partir des scènes de Ivresse, Never forever, For the disconnected Child, Sous la glace et Trust de Falk Richter

Une coproduction du fOrum culture